Pourquoi j’écris des histoires de ruines, d’ombres et de secrets

On me demande parfois pourquoi mes histoires se déroulent si souvent dans des mondes brisés, des forêts obscures ou des lieux chargés de silences.
Pourquoi des ruines plutôt que des palais flamboyants, des ombres plutôt que des certitudes, des secrets plutôt que des vérités éclatantes.

La réponse est simple, et pourtant difficile à formuler : c’est dans ce qui reste que l’humain se révèle le plus.

Les ruines comme point de départ

Les ruines ne sont jamais seulement des décors.
Elles sont la trace d’un avant, la preuve qu’un monde a existé, qu’il a été habité, aimé, détruit ou abandonné.

Dans mes romans, la ruine n’est pas seulement matérielle. Elle est aussi :

  • morale

  • émotionnelle

  • intime

Elle oblige les personnages à faire face à ce qu’ils ont perdu… et à ce qu’ils portent encore en eux. Quand tout s’effondre, il ne reste plus que l’essentiel : les choix, la mémoire, l’héritage invisible.

Les ombres plutôt que les certitudes

J’ai toujours été attiré par les zones grises.
Les personnages trop sûrs d’eux m’intéressent moins que ceux qui doutent, avancent à tâtons, se trompent.

Les ombres, dans mes histoires, symbolisent :

  • ce qui n’est pas dit

  • ce qui est refoulé

  • ce qui échappe au regard immédiat

Elles laissent une place au lecteur. Elles l’invitent à interpréter, à ressentir, parfois à combler les vides. Je crois profondément que la littérature n’est jamais aussi forte que lorsqu’elle ne dit pas tout.

Le silence comme langage

Le silence est un thème central de mon travail.
Silence des mondes disparus, silence de la nature, silence intérieur des personnages.

Le silence n’est pas vide. Il est chargé :

  • de regrets

  • de souvenirs

  • de tensions

  • de menaces

Il est souvent plus parlant qu’un long discours. Dans mes récits, ce qui n’est pas exprimé pèse parfois plus lourd que les mots eux-mêmes.

Héritage et transmission

Qu’il s’agisse d’un monde post-effondrement, d’une alliance fragile entre êtres vivants, d’un journal intime ou de fragments de récits interdits, une question revient sans cesse :

Que laisse-t-on derrière soi ?

Mes personnages sont confrontés à un héritage qu’ils n’ont pas toujours choisi :

  • un monde abîmé

  • une mémoire douloureuse

  • un secret ancien

  • une responsabilité à transmettre

Écrire, pour moi, c’est explorer cette chaîne invisible entre le passé et l’avenir. Même dans les univers les plus sombres, il existe toujours une forme de transmission — parfois fragile, parfois déformée, mais essentielle.

Pourquoi continuer à écrire ces histoires

Parce que ces thèmes me semblent profondément humains.
Parce que nous vivons nous-mêmes dans un monde de fractures, de mémoires conflictuelles et de silences collectifs.
Parce que la fiction permet d’explorer ces questions sans réponses simples.

J’écris des histoires de ruines, d’ombres et de secrets parce que c’est là que je trouve le plus de vérité.
Et peut-être aussi parce que, dans ces paysages sombres, une lueur persiste toujours — discrète, mais tenace.


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